A scene at the sea

Par le 4 mai, 2018

Tous les vendredis, une œuvre causant de sport décryptée par nos soins. Aujourd’hui : A scene at the sea (JAP1991).

Dans l’eau

Claude Maki

Sur le sable

Hiroko Ôshima

Les juges

Takeshi Kitano, Joe Hisaishi

C’est quoi, l’histoire ?

Un éboueur trouve une planche de surf parmi les ordures. Il la prend, la répare et se prend au jeu de la vague.

Ce débutant lunaire qui surfe sans combinaison est méprisé par les sportifs du coin.

Et par des types un peu savonneux.

Sa surdité le pénalise grandement vis-à-vis des autres. Un homme va heureusement prendre soin de lui.

C’est qui, les acteurs ? Les actrices ?

Il y a Hiroko Ôshima, dont A scene at the sea est le seul film de sa carrière, si l’on en croit IMDB.

Il y a aussi Claude Maki, 19 ans à l’époque et surfeur dans la vie. Acteur de circonstance, il a par la suite joué dans Brother, du même Kitano.

C’est qui, derrière la caméra ?

Takeshi Kitano, acteur, animateur de télévision, humoriste, réalisateur, peintre… Homme aux multiples compétences, il est surtout connu en France pour ses films de yakuzas, teintés de drame et de mélancolie : Sonatine mélodie mortelle, Kids return, Hana-bi, L’été de Kikujiro…

Au Japon, c’est une gloire nationale qui a notamment créé Takeshi’s castle, dans les années 80.

En 1991, c’est le troisième film en trois ans de Takehsi Kitano, après Violent Cop et Boiling Point. Et c’est le premier pour lequel il fait appel à Joe Hisaishi, alors connu pour son travail avec Hayao Miyazaki et les dessins animés du studio Ghibli. Celui-ci est relativement surpris : « Je reçois un coup de fil de mon manager qui m’annonce que Kitano veut que je compose la musique de son dernier film. Je crois d’abord que c’est une erreur. J’avais vu Violent Cop et Boiling Point, et je ne comprenais pas en quoi mon univers et le sien pouvaient se connecter. Lorsque je rentre à Tokyo, je découvre A Scene at the Sea et je comprends ce qu’il a en tête. Kitano ne voulait pas une musique très mélodique mais, au contraire, une musique minimaliste et répétitive. Nous avons tous deux été très satisfaits du résultat. » Le résultat est effectivement assez proche d’un Erik Satie.

Ce n’est pas un hasard : Kitano avait utilisé du Satie dans Violent Cop, en l’occurrence la Gnossienne n°1. On peut donc penser qu’Hisaishi venait ici non pas pour imiter Satie, mais davantage pour composer dans l’esprit de Satie. Pour ça, il n’a pas eu besoin de se forcer puisque le piano est son instrument de prédilection, celui qui prédomine et prédominera dans la majorité de ses partitions et qui a fait l’objet d’albums solo. Par exemple Piano Stories, sorti en 1988, qui comprend des compositions originales ainsi que des variations de BO antérieures, tout cela arrangé pour le piano. Pour A scene at the sea, Hisaishi use également pas mal de synthétiseur, quelques cordes, et des chœurs pour envelopper le tout.

A noter que Joe Hisaishi est un pseudonyme, en hommage à Quincy Jones.

Et ça surfe ?

Oui. Mais la caméra reste sur le sable. Ce n’est donc pas du grand spectacle. On apprécie quand même le bleu et l’écume.

Un plan à retenir ?

Cette réunion de gens encore inscrits sur Copains d’avant.

En bref, c’est quoi ton avis ?

Il faut aimer les scénarios sans rebondissements et les films aux gros plans fixes de 15 secondes sur un personnage impassible.

Si vous aimez, regardez A scene at the sea. Si vous n’aimez pas, préférez plutôt Brice de Nice ou Point Break, sur le même sujet.

Et avec qui tu me recommandes de le regarder ?

Jérémy Florès : 2/5

Florence Foresti : 1/5

Florence Foster Jenkins : 0/5

Gareth Jenkins : 1/5

Rokhaya Diallo : 5/5

Gérard Larcher : 4/5

DVD édité par HK Vidéo

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