L'avis du vendredi

Les invincibles

Tous les vendredis, une œuvre causant de sport décryptée par nos soins. Aujourd’hui : Les invincibles (FR, 2013).

Jacky et Momo sont très copains. Le premier est le maître, le second l’élève. Ils escroquent des boulistes grâce à une combine plutôt futée. Sinon, ces tire-au-flancs ne font pas grand-chose de leur vie, à part se laver les pieds et manger.

Un type dont les dents rayent le parquet, Stéphane Darcy, annonce un tournoi international de pétanque doté de 500 000€. Les yeux de Jacky et Momo s’illuminent.

Avouons-le tout de go, le film vaut surtout pour le casting : Atmen Kélif et Gérard Depardieu dans les rôles principaux, ainsi que Virginie Efira, Edouard Baer, Daniel Prévost, Bruno Lochet et quelques copains. Vu le haut degré de copinage, on se demande s’ils n’ont pas réglé le casting au comptoir de leur troquet préféré : Edouard Baer, vieux compère d’Atmen Kélif rencontré au cours Florent dans les années 80 ; Bruno Lochet, vieux compère d’Atmen Kélif rencontré dans la troupe des Deschiens ; Pascal Elbé, vieux compère d’Atmen Kélif rencontré sur le film Les parasites, puis sur la série Mes pires potes, créée par Nagui (!) ; etc.

Quelques autres grognards sont venus profiter du soleil du tournage : Gérard Depardieu, Michel Galabru, Daniel Prévost. Ils n’ont pas le plus beau rôle de leurs carrières respectives, mais s’en sortent avec les honneurs.

Et puis il y a Virginie Efira, qui justifie à elle seule le visionnage du film. Son personnage, drôle, tendre et toujours positif, rend le film un peu meilleur.

A défaut d’assister au film de l’année, on y voit quand même pas mal de pétanque – c’est pas si fréquent ! On imagine mal Kélif et Depardieu tirer aussi bien (quoique…), sans doute ont-ils été doublés. Mais qu’importe, les boules déboulent, Kélif est un as, il en rate moins que Philippe Suchaud.

Un film dont la fiche Wikipédia se résume à sa fiche technique, c’est généralement pas très bon. A défaut de nous faire frissonner pendant 1h30, Les invincibles contient quelques bonnes séquences et une poignée de répliques efficaces. C’est un peu comme une étape de plaine du Tour de France : on attend la fin en profitant des quelques rebondissements et des paysages.

DVD et Blu-Ray édités par EuropaCorp