Les invincibles

Par le 13 avril, 2018

Tous les vendredis, une œuvre causant de sport décryptée par nos soins. Aujourd’hui : Les invincibles (FR, 2013).

Les stars du boulodrome

Atmen Kélif et Gérard Depardieu, principalement

Celles et ceux qui gravitent autour

Virginie Efira, Edouard Baer, Daniel Prévost, Bruno Lochet, et quelques copains

Ceux qui ont tout organisé

Six scénaristes. Quand même.

C’est quoi, l’histoire ?

Jacky et Momo sont très copains. Lui est le maître, il est l’élève. Ils escroquent des boulistes grâce à une combine plutôt futée. Sinon, ces tire-au-flancs ne font pas grand-chose de leur vie, à part se laver les pieds et manger.

Un type dont les dents rayent le parquet, Stéphane Darcy, annonce un tournoi international de pétanque doté de 500 000€.

Les yeux de Jacky et Momo s’illuminent.

C’est qui, les acteurs ? Les actrices ?

Avouons-le tout de go : le film vaut surtout pour eux – et pour elles. Vu le haut degré de copinage, on se demande s’ils n’ont pas réglé le casting au comptoir de leur troquet préféré : Edouard Baer, vieux compère d’Atmen Kélif rencontré au cours Florent dans les années 80 ; Bruno Lochet, vieux compère d’Atmen Kélif rencontré dans la troupe des Deschiens ; Pascal Elbé, vieux compère d’Atmen Kélif rencontré sur le film Les parasites, puis sur la série Mes pires potes, créée par Nagui (!).

Quelques grognards sont venus profiter du soleil du tournage : Gérard Depardieu, Michel Galabru, Daniel Prévost. Ils n’ont pas le plus beau rôle de leurs carrières respectives, mais s’en sortent avec les honneurs.

Et puis il y a Virginie Efira, qui justifie à lui le visionnage du film. Tantôt Vénus, tantôt nymphe, son sourire irradie les acteurs et son personnage, drôle, tendre et toujours positif, nous rend meilleurs.

C’est qui, derrière la caméra ?

Frédéric Berthe, son cinquième film à la barre. Deux ans avant Les invincibles, il réalisait Hollywoo, avec Florence Foresti et Jamel Debbouze. Depuis 2013, il dirige plutôt des épisodes de séries télévisées.

Et ça pointe ?

Ouais, ça pointe un peu, ça tire beaucoup. Et diablement bien. On imagine mal Kélif et Depardieu tirer aussi bien, sans doute ont-ils été doublés. Mais qu’importe, les boules déboulent, Kélif est un as, il en rate moins que Philippe Suchaud.

Une scène à retenir ?

Le générique. Atmen Kélif remercie le grand Eddy (2e colonne, 6e nom). On aime le geste.

En bref, c’est quoi ton avis ?

Un film dont la fiche Wikipédia se résume à sa fiche technique, c’est généralement pas très bon. A défaut de nous faire frissonner pendant 1h30, le film a de bonnes séquences et une poignée de répliques efficaces. C’est un peu comme une étape de plaine du Tour de France : on attend la fin en profitant des quelques rebondissements et des paysages.

 Et avec qui tu me recommandes de le regarder ?

Fanny Ardant : 5/5

Micheline Dax : 5/5

Honoré de Balzac : 4/5

Santa Claus : 2/5

Céline Dion : 3/5

Donald Glover : 1/5

Gianluigi Buffon : 0/5

DVD et Blu-Ray édités par EuropaCorp

D’autres avis du vendredi sur d’autres sports : baseball, basket, boxe, échecs, équitation, golf, patinage artistique.

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