Le Prix d’un Homme

Par le 21 septembre, 2018

Tous les vendredis, une oeuvre causant de sport décryptée par nos soins. Aujourd’hui, Le Prix d’un Homme (This Sporting Life, GB, 1963).

Frank Machin, un mineur qui vit chez une logeuse, Margaret Hammond, dont il est amoureux, signe pour une prestigieuse équipe de rugby à XIII.

Initialement peu intéressée par la personnalité de Frank, et rongée par la mort de son mari, Margaret se laisse progressivement séduire.

Le prix d’un homme et d’un cinéma libre

Le film est le premier réalisé par Lindsay Anderson, auteur de documentaires en vue dans les années 50. Il fait partie de la Nouvelle Vague britannique, dont les membres pointaient leur intérêt et leur caméra vers les gens du peuple et la classe ouvrière.

Outre Anderson, on peut citer Tony Richardson (dont La Solitude du Coureur de Fond, sorti en 1962, traite également d’une thématique sportive) ainsi que Karel Reisz. Ces trois-là avaient fondé et/ou écrit dans la revue de cinéma Sequence, créée en 1947 et dont la brève existence permit au moins d’élaborer quelques principes formels.

« Aucun film ne doit être trop personnel. L’image parle. Le son amplifie et commente. La taille est sans importance. La perfection n’est pas un but. Une attitude signifie un style. Un style signifie une attitude. »

Une certaine consécration

Le film fait la part belle à la relation entre Frank et Margaret. Sélectionné à Cannes en 1963, il permet au personnage principal, Richard Harris, de remporter le prix d’interprétation masculin.

Même si le sport n’est finalement pas la priorité du récit d’Anderson, les scènes de rugby sont très belles, assez spectaculaires et bien mieux filmées qu’Invictus.

Quoi ? C’est long et c’est en noir et blanc ? C’est surtout subtilement interprété et finement écrit. Du bel ouvrage. Comme une passe d’Emile Ntamack après contact.

Edité en DVD par Doriane Films (et visible sur Youtube)

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